( 1 mars, 2014 )

La Haine 10 ans après…

Voici deux vidéos trouvées sur le film de La Haine, les inspirations du directeur/réalisateurs et la répercusion et l’impact causée dans la société. Enjoy!! :)

 

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( 1 mars, 2014 )

1. Fiche technique du film

Titre original La Haine
Réalisation Mathieu Kassovitz
Acteurs principaux Saïd Taghmaoui
Hubert Koundé
Vincent Cassel
Scénario Mathieu Kassovitz
Musique Assassin
Photographie Pierre Aïm
Montage Mathieu Kassovitz
Scott Stevenson
Production Christophe Rossignon
Budget 2,59 millions d’euros. 15 millions de francs
Durée 96 minutes
Sortie 31 mai 1995

 

Intro. BO- La Haine 1995

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2. Synopsis du film

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Au lendemain d’émeutes dans la cité des Muguets à Chanteloup-les-Vignes (78) faisant suite à la bavure d’un inspecteur du commissariat qui avait sévèrement blessé un jeune habitant, Abdel Ichaha, lors d’une garde à vue deux jours plus tôt. Trois jeunes amis Vinz, Saïd et Hubert, qui traînent leur ennui et leurs frustrations, vont vivre la journée la plus importante de leur vie, car aujourd’hui, ils ne sont plus trois mais quatre. Vinz a trouvé le revolver qu’un policier a perdu lors des émeutes.

2. Synopsis du film Vinz

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3. Analyse detaillé du film, des personnages et de la musique.

3.1 Le film 

Le film met en scène la vie de jeunes hommes de banlieues autour de la haine pour les forces de maintien de l’ordre, ce qui fut à l’origine d’un débat d’opinions concernant son influence, en tant qu’œuvre cinématographique, sur la société. 

Le film a été tourné en couleur, mais mis en noir et blanc au montage. En cas de non succès, il serait re-sorti en couleur.

Le scénario a la structure d’une tragédie ; deux caractéristiques qui donnent une patte classique à un sujet qui d’ordinaire est relégué aux actualités télévisées. Le découpage des scènes qui affiche l’heure de la journée contribue à l’intensité dramatique d’ensemble, et suggère l’impression que ces gens ne sont jamais laissés en paix quelle que soit l’heure de la journée. 

Le découpage en trois mouvements structure également l’évolution dramatique ; scènes d’exposition de la cité en marasme, au lendemain d’une nuit de violences, suivies d’une nuit blanche au centre de Paris où le trio est confronté à diverses situations l’amenant à la perception du mépris. La troisième partie est un dénouement allant dans le sens de cette descente graduelle, justifiant son aspect inexorable. Car la haine ne fait que monter durant tout le long du film. 

Mathieu Kassovitz nous montre une vision assez particulière des deux « champs de bataille » de ces trois personnages: La cité et Paris. 

- La cité: La banlieue est un espace ouvert où les jeunes peuvent s’assoir et parler tranquillement (scène barbecue); même se faire interpeller sans que rien ne se passe (Scène Said); On a la sensation qu’ils sont tous en « famille » et qu’ils se sentent libres dans la Cité. Sauf pour Hubert.  

- Paris: la ville a au début une image très positive (plus belle, plus propre, plus grande) par rapport à la cité mais on se rend compte au fur et à mesure le film se déroule que Paris représente un piège pour le trio (l’arrestation de Hubert et Said, la violence vue de près par Vinz, l’expulsion de la galerie d’art, la bagarre avec les skins-heads, la mort d’Abdel Ichaha). C’est important souligner la phrase de Said: « On est refermés dehors ». 

3.2 Les personnages 

Dans La haine on retrouve deux genres de personnages auxquels le spectateur peut s’identifier: Les jeunes de banlieue, et les policiers. Mais on ne s’arrête pas ici !!  

D’abord, Vinz, Said et Hubert forment un trio très spécial… tellement spécial qu’on dirait qu’il est vraiment inexistant dans la réalité des banlieues: chaque personnage représente une minorité religieuse ou ethnique de la société française : un juif, un maghrébin et un noir. L’amitié du trio est fédératrice et symbolise le sujet du film : la condition des personnes reléguées dans les cités est comparable. 

Said et Hubert sont en réalité des éléments de « morale et conscience » qui essaient d’arreter la colère et la haine du personnage principal, Vinz. L’élément fédérateur tout au long du film concerne les postures du personnage de Vinz, à la psychologie comparable à Travis dans Taxi Driver, comparaison qui le fascine au point de rejouer la scène anthologique du caïd qui teste ses expressions de dureté face au miroir de sa salle de bain : « C’est à moi que tu parles ? » Les deux amis de Vinz vont tenter au fil des scènes de le raisonner face aux contradictions (scène aux toilettes, à Paris, Hubert lui dit que « la haine attire la haine »; scène du vieux qui raconte sa petite histoire), appelant à la vengeance aveugle, qui le traversent. Vinz parviendra à surmonter ces contradictions peu à peu.

Mais la succession des évènements sera la plus forte. Vinz c’est le personnage qui voulait tuer et qui finalement se fait tuer accidentellement. Hubert, la « morale » de Vinz et le plus mûr de toute l’histoire, n’hésite pas à prendre le révolver pour « venger » la mort de son ami (On met venger entre guillemets car, même si on entend un coup de feu on ne sait pas qui a tué qui).    

L’histoire de Golvansky: Image de prévisualisation YouTube

 

Le personnage du policier c’est aussi sujet de malentendus: Le film La haine n’est pas un film « anti-flics » comme certains critiques et médias ont voulu nous faire croire. Le film nous montre la pile et la face des policiers: le policier éducateur, le policier conciliateur, le policier poli… Mais aussi le policier qui en a marre, le policier agressif, le policier inconscient. 

3.3 La musique 

Le film commence avec la musique de Bob Marley « Burning and Looting ». Une musique et une scène très politiques car on est témoignes des images des émeutes et en même temps on écoute Reggae, une musique connue pacifiste; C’est aussi important les paroles de Hubert: C’est le message par excellente du film. Les images sont des archives des années précédentes (1986, meurt de Makomé, 1991, 1992 et aussi 1994).  

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DJ Cut Killer est le créateur d’une scène virtuose: grâce au scratch on réussit à écouter NTM, Edith Piaf et Assassin on même temps dans une acoustique impressionnante. Il ne faut pas souligner que les paroles et les artistes n’ont pas étés choisis au hasard. 

video de Cut Killer: 

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4. Répercusions dans la société et controverse en France sur le sujet “violence urbaine- police”.

La réplique « C’est le malaise des banlieues » prononcée par le directeur de la galerie une fois la porte fermée suite au départ de nos trois protagonistes souligne le malaise de la société en général qui elle aussi leur ferme ses portes. 

Le film ne donne raison ni au protagoniste ni à la police. Il montre juste comment s’installe la spirale de la haine. 

Ce film est inspiré de l’histoire vraie d’un jeune, Makomé M’Bowolé, tué d’une balle dans la tête par un policier lors de sa garde à vue dans le XVIIIe arrondissement de Paris en 1993. Le contexte lié à la sortie de ce film faisait suite à quinze années de perturbations croissantes dans les zones urbaines périphériques, qui ont considérablement choqué l’opinion et modifié sa perception. La mort de Malik Oussekine est citée dans le film également. Quoique la réduction de la vie des jeunes en banlieue à leur opposition aux policiers soit une interprétation simplificatrice du film, ce dernier est un des rares à donner un point de vue « de l’autre côté du miroir » vis à vis des idées préconçues généralement convoyées autour de cette situation ; exclusion, échec des politiques urbaines, racisme larvé.

  http://www.ina.fr/archivespourtous/index.php?vue=notice&from=fulltext&num_notice=5&full=Li%E9nard%2C+Jean+Yves&total_notices=6  

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* Article paru dans L’humanité le 6 décembre 2006* :  http://www.humanite.fr/2006-12-06_Politique_Il-y-a-vingt-ans-Malik-Oussekine-meurt-sous-la-matraque  

En ce sens, le film est précurseur, et un des rares en France à tenir un propos divergent de la pensée unique ; son attitude peut se comparer à un cinéma tel que celui de Ken Loach, quasiment inexistant en France. 

Le film eut un succès commercial important et provoqua une controverse en France concernant son point de vue sur la violence urbaine et policière. Le Premier Ministre d’alors, Alain Juppé, a selon la rumeur organisé une projection spéciale du film en demandant aux membres de son ministère d’y assister ; les officiers de police présents auraient tourné le dos à la projection en signe de protestation face au portrait de la brutalité policière renvoyé par le film.

 * Cours de cinéma 2007: Les cours de cinéma du Forum des images : un spécialiste du cinéma (enseignant, critique, professionnel de l’audiovisuel) analyse un film d’un point de vue historique et esthétique. Frédéric Bas, enseignant et critique de cinéma à la revue “Chronicart”, analyse “La Haine” de Mathieu Kassovitz 

 http://video.google.fr/googleplayer.swf?docid=3151448324452778385&hl=es&fs=true 

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5. Activités

1. À faire en cours:

- D’après ce que vous connaissez des cités (grâce aux journaux, télé, etc.), pensez-vous que La haine reflète vraiment la situation des cités en France? Ou il s’agit plutôt d’un film démagogique qui exprime l’opinion politique du réalisateur? 

- Mathieu Kassovitz, croyez-vous qu’il est pour ou contre les jeunes des cités/ les policiers ? Pourquoi croyez-vous qu’il interprète un skinhead?  

- Imaginez que vous êtes le président de la République. Quelles mesures prendriez-vous? Contre qui et pourquoi? 

2. Devoirs à faire à la maison: 

 - Choisissez un personnage et racontez votre point de vue par rapport aux autres personnages (jeunes de banlieue, policiers, société…) 

- Le leitmotiv du film « C’est l’histoire d’un homme qui tombe d’un immeuble de 50 étages… » mais à la fin il change…  » C’est l’histoire d’une société qui tombe et qui, au fur et à mesure se répète pour se rassurer jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien… L’important ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Pourquoi croyez-vous qu’ils ont changé ce message? Qu’est ce que ce leitmotiv représente dans le film? 

5. Activités la-haine-221x300

 

 

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